Capoeira Angola

Le GCAC est le groupe de capoeira Angola du Mesre Barba Branca de Salvador de Bahia. Le groupe GCAC France propose des cours et stages de Capoeira Angola sur Lyon et Rhône Alpes (Grenoble, Privas, Aubenas, Jaujac).

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Mestre Barba Branca

France 2005

Expansion de la capoeira dans le monde ?
Je trouve que c’est très bien, la capoeira angola dans le monde, c’est très bien. Car ils commencent à connaître notre culture, la manière que nous avons de jouer, le respect que certains maîtres ont ici, et à savoir avec qui ils doivent vraiment apprendre la capoeira. Car il y a beaucoup de personnes qui sortent d’ici et qui ne sont pas maîtres, ils arrivent là bas sans leur titre de maître. Pour avoir une vraie connaissance, il faut venir à Salvador. Il y a beaucoup de maîtres qui ont une bonne pédagogies d’enseignement, différente de celles de ceux qui vont là bas, ceux qui gagnent de l’argent comme ça, alors qu’il y tellement de varsi maîtres ici qui ne gagnent rien, qui souffrent, qui restent ici à se battre, à essayer d’enseigner, de faire un travail difficile dans la périphérie, comme mestre Zé do Lenço et sans la reconnaissance de notre propre gouvernement.

Est-ce qu’un capoeiriste étranger doit avoir le même respect qu’un capoeiristes brésilien ?
Ils doivent se respecter mutuellement.

Les maîtres se mettent d’accord par rapport à la pratique de la capoeira à l’étranger ?

Il n’y a même pas eu encore de débat sur cela, il n’y en a pas eu alors que c’est un point important, mais ils ne se préoccupent pas de ça ici, mais c’est le moment d’y penser.
Mais en général, les maîtres qui sont là bas (reconnus), comme Mestre João Grande, aux Etats Unis, à ses élèves, il leur transmet bien les choses, ils se comportent bien, ils savent bien jouer, ils savent quelle est la direction à suivre. Mais il y a aussi d’autres qui ne sont pas comme ça, qui st juste là bas pour gagner de l’argent. Chacun son rôle : moi je fais celui qui enseigne et toi tu fais celui qui apprend. Et je le fais avec responsabilité. Il y a des gens qui vont là bas pour s’amouracher, pour attraper les filles, parce que pour eux, c’est ça être un homme, mais c’est seulement dans le nom ! Alors, ils profitent de ça, ils se marient là bas, et ils veulent même en faisant des pirouettes gagner de l’argent. Et c’est comme ça.

La musique dans la rode ?
L’important c’est que c’est déjà traditionnel. L’importance que cela a, c’est qu’elle produit un meilleur « gingado », c’est important aussi pour la concentration dans les chants. La propre musique te donne une leçon de vie, vous apprenez avec la musique et vous apprenez en même temps à vivre. La musique est importante par rapport à cela, pour que tu développes tes mouvements correctementdans la rode. Chaque musique a une signification. En dehors de la rode, c’est autre chose. La musique est plus importante que la rode, là tu te développes en accord avec la musique, avec le jeu des berimbaus. Car c’est le berimbau qui fait que la musique soit meilleure, qui fait en sorte que tu te manifestes mieux dans la rode.

L’importance du berimbau ?
La gunga, c’est le son le plus grave. Le medio a un son plus moyen. La viola, c’est celui qui rebondit dans la rode, de la même façon qu’au candomblé. Il y a le « Hũ » (atabaque). Le Hũ, c’est le plus grand, le Lë, c’est le medio. Le « rumpi », c’est le mineur, alors chacun a une sonorité différente. Là est l’importance des 3. Le son reste plus harmonieux. Après, l’harmonie avec le son est encore meilleure avec le pandeiro et les autres instruments qui forment la batteria complète. Et il y a une chose intéressante : généralement, il y a des maîtres qui jouent plus de la gunga, d’autres qui jouent plus la viola, et il y a des maîtres qui jouent plus le medio.

Ca dépend ?
Oui ça dépend. Moi, personnellement, je préfère la gunga. Pour la viola, je suis faible. En ce qui concerne le « rebondissement », je ne suis pas très bon. Ce n’est pas comme mes élèves qui sont déjà bien habitués à manier les instruments. Il y a une autre chose intéressante : avant, il y avait un maître de berimbau, et c’est lui qui enseignait. Il ne jouait pas de la capoeira, il jouait seulement du berimbau. Je veux dire, il jouait mais très peu car il était maître berimbau.

Est ce qu’il y a toujours eu les mêmes instruments ?
Avant il y avait un berimbau : le berimbau de boca, c’est le premier berimbau, la résonance se faisait avec le bouche. Moi je n’ai jamais vraiment joué de ce berimbau, sauf une fois, mais jouer vraiment comme on doit le jouer, non, je ne l’ai jamais fait. Je parle de ce que je connais mais il existe bien un berimbau de bouche.

Y a t il toujours eu le pandeiro et l’agogo et l’atabac ?

Il y avait seulement l’atabac, après on a introduit le reste.

C’est Pastinha qui a introduit le reste ?
(A suivre page suivante ...)


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